Les Chroniques aventureuses, chapitres donjonesques

Rencontres Les Royaumes oubliés, quelque part en Féerûne de l’année 1372 du Calendrier des Vaux (CV). L’année était déjà bien avancée quand la jeune mais téméraire Slyve se présenta aux portes de la forteresse. Eléasis déclinait et la Flétrissure, nom us

28 août 2008

Rencontres

         Les Royaumes oubliés, quelque part en Féerûne de l’année 1372 du Calendrier des Vaux (CV). L’année était déjà bien avancée quand la jeune mais téméraire Slyve se présenta aux portes de la forteresse. Eléasis déclinait et la Flétrissure, nom usuel donné à Eleinte, neuvième mois de l’année selon Harptos, ne tarderait pas à s’étendre sur les Rocterres.

Château-Roc n’avait pas pour habitude de laisser entrer n’importe quel manant ou mendiant de passage. Aussi, c’est avec un questionnement rigoureux et une discipline de fer que les deux gardes de l’entrée, armés de hallebardes, reçurent la nouvelle venue. L’un d’eux, celui qui était le plus près de la herse baissée, commença l’interrogatoire :

—Veuillez décliner votre identité, votre profession et la raison précise de votre venue.

—Ne me faites pas perdre mon temps, lança la jeune femme entre ses dents.

—Répondez à ces questions, c’est la règle ici, enchaîna le second garde, resté en retrait.

Une ombre vacillante, alarmée par le haussement de voix des hommes de l’entrée, chercha une cachette d’où elle pourrait observer tranquillement l’évolution de la scène. Personne ne se rendit compte de sa présence ; trop occupé à poursuivre, pour les uns, ou écouter, pour les autres, cette discussion qui devenait de plus en plus animée.

—Laissez-moi entrer, par la hache du Seigneur des batailles ! fit-elle alors que son cheval piaffait. Ne voyez-vous pas, à ma tenue, que je galope depuis des jours ?

Il est vrai que ses vêtements n’étaient pas dignes d’une demoiselle : ses cheveux auburn, en bataille, lui descendaient jusqu’aux épaules. Sa chemise de mailles, bien visible, recouvrait une tunique rouge vif aux rebords verts. Bien qu’elle était loin d’être dépourvue de charme, ses traits étaient durs et une ancienne cicatrice zébrait sa joue. Une épée et une dague pendaient à ses flancs, présageant que la dame savait se battre malgré son manque de corpulence.

—Les ordres sont les ordres, répondit du tac au tac l’un des hommes d’armes. Si vous n’avez rien d’urgent à faire ici, je vous prierais de rebrousser chemin.

—Quoi ? Vous n’êtes pas sérieux ? Le visage de Slyve se rembrunit, laissant penser qu’elle était plutôt d’humeur massacrante. Ecoutez, je suis prête à me battre, s’il le faut, pour avoir mon petit coin de feu et un lit bien chaud. Ça fait quatre jours que je parcoure plaines et forêts depuis que cet intrigant… Mais mes problèmes ne vous regardent pas. De toute façon, je vois bien que vous n’en avez rien à faire de ce que j’ai pu endurer pour parvenir jusqu’ici.

—Ce ne sera pas la peine de se battre ma dame. Coopérez et il sera décidé si vous avez votre place dans cette forteresse.

La silhouette, toujours aussi furtive, tenta une approche diplomatique. Sortant de son coin d’ombre, un homme d’âge mûr au regard plutôt sévère mais à l’allure fort sympathique, salua les gardes et s’inclina devant la jeune femme. Les couleurs de ses vêtements rappelaient celles de la forêt : le vert feuille et le marron de l’écorce. Une veste de cuir noire aux multiples replis et autres poches lui couvrait les épaules. D’une manière décontractée, il salua les gardes, interloqués, et s’avança plus qu’il ne faut vers la grille. Avant de s’adresser aux gardes de la porte, il émit un petit sifflement qui eu pour effet de faire venir vers lui un énorme molosse marron et fauve qui se plaça à ses pieds, s’assit et ne bougea plus.

—Par la flèche brisée du Chasseur nocturne ! Vous n’avez tout de même pas l’intention de laisser cette pauvre demoiselle derrière cette grille lourde et froide ?

—Je… C’est le règlement, glapit le premier garde.

—Vous avez vous aussi connu le même traitement lors de votre première venue. Je n’ai pas besoin, je crois, de vous le rappeler messire, renchérit le deuxième.

—Toujours le même refrain. Ne pourriez-vous pas changer un petit peu vos habitudes pour une fois ?

Le garde et le mystérieux homme semblaient se défier du regard.

—Laissez, je m’en occupe, retournez à vos postes.

Les gardes s’écartèrent du passage à l’arrivée d’un homme en armure qui enleva son casque. A son allure et à sa démarche, ce devait être un officier.

—Je vois que les lois vous rebutent toujours autant mon cher. Pourtant, elles sont ce qu’elles sont.

—C’est bien ce qui me chagrine, répondit son interlocuteur.

—Alors, qu’avons-nous là ?

L’officier regarda machinalement en direction de Slyve, exténuée par ce discours de sourd qui n’en finissait pas, avant de continuer :

—Vous devez avoir un nom, charmante créature.

Les derniers mots furent prononcés davantage sur le ton de la plaisanterie que de la part d’un homme à femmes. Slyve, quant à elle, n’ayant qu’une idée en tête, celle d’étancher et sa faim et sa soif, puis de rattraper ses nuits de sommeil, se présenta, abandonnant en même temps l’attitude combative qui lui allait si bien.

—Voilà qui est bien. Permettez que je demande pardon pour la brutalité avec laquelle mes hommes vous on reçue et que je me présente à mon tour. Mon nom est Aran et je suis l’un des caporaux de la garde. Il est juste que nous n’acceptons pas n’importe qui en nos murs mais je crains qu’on ne vous ait pas expliqué pourquoi.

—Non, certes pas. Tout ce que je sais, c’est que Château-Roc est à la recherche d’aventuriers pour je ne sais qu’elle raison. Et comme il se trouve que j’en suis une. Plutôt par obligation songea-t-elle…

—Cela change tout Slyve. Notre forteresse est davantage un détachement des Dragons Pourpres, l’unité militaire du Cormyr. On est surtout basé ici comme avant-poste et pour contrôler la population sans cesse grandissante des races gobelinoïdes. Sans nous, les royaumes alentours auraient toutes les peines du monde à les faire rester dans leurs chères montagnes. Donc, si vous voulez y mettre du votre dans cette régulation, je n’ai rien contre.

Il fit signe aux gardes de remonter la herse, ce qu’ils firent immédiatement. La jeune femme pénétra dans l’enceinte, un écuyer lui prenant le cheval pour l’amener à l’écurie toute proche. Pendant les quelques minutes que dura la marche, le curieux homme se présenta puis fit un brin de cosette à Slyve, l’accompagnant à la taverne. Il se nommait Héno Buis, était originaire de la légendaire Everaska, la cité des elfes, et faisait depuis quelques mois des missions de reconnaissance pour le compte du gouverneur.

 Arrivés au Faucon doré, la porte s’ouvrit bruyamment sur un homme en armure lourde expulsé violemment par un demi-orque ventripotent, qui referma la porte aussitôt, comme si rien ne s’était passé. A en croire ses oreilles fines et pointues, ce ne pouvait être qu’un elfe. Il se releva, épousseta son tabard bleu ciel à l’image d’un croissant brumeux au dessus d’une lune pleine puis, embarrassé, se tourna vers les spectateurs et leur souhaita la bienvenue à Château-Roc.

— Que tu est-il arrivé mon ami, s’empressa de demander Héno.

—Je veux bien vous raconter ma mésaventure, mais laissez-moi tout d’abord me présenter. Aust Galanodel pour vous servir. Je suis prêtre de Sehanine Lunarc, déesse lunaire des elfes.

—Enchanté, dirent en chœur les deux comparses nouvellement unis.

—J’étais venu pour faire bénéficier un malade de mes dons de guérison, continua le prêtre, mais la plante que je me suis procurée chez ce maudit apothicaire n’était pas la bonne. Confiant, je n’ai pas pensé à vérifier si c’était bien de la lothlovein. Le résultat fut catastrophique ! Le malade fut pris de nausées et son corps se couvrit de taches marron sombre. La suite vous l’avez sous les yeux : on m’a chassé de l’auberge en me faisant bien comprendre de ne plus jamais soigner une personne du fort avec des plantes.

 Héno et Slyve ne dirent rien mais échangèrent quelques regards, en essayant tant bien que mal de ne pas pouffer de rire en imaginant la tête du pauvre homme.

         Il devait maintenant être aux alentours de onze heures, voire midi, car les membres du nouveau groupe ainsi constitué commençaient à avoir faim. Comme Aust était interdit d’accès, les deux autres lui dirent de l’attendre dehors, qu’ils lui ramèneraient quelque chose à se mettre sous la dent.

        A cette heure-ci, la taverne n’était pas très fréquentée, bizarre comme ce devait être l’heure du repas. Trois ou quatre convives seulement étaient attablés. A en croire leur dégaine, ils devaient déjà être bien imbibés. L’aubergiste reconnut tout de suite son vieil ami Héno et lui servit sans qu’on ne le lui demande, une tisane de buis. Slyve, quant à elle, commanda une bonne chopine de bière de Suz. Ils louèrent ensuite une chambre pour la semaine et apportèrent quelques restes de nourriture au prêtre qui était condamné à rester dehors.

 De retour à l’entrée de l’établissement, Aust fait part de sa découverte à ses deux camarades : un panneau d’affichage où étaient écrites toutes les nouveautés. Par exemple, le forgeron était à la recherche d’un apprenti – toute race confondue, seule la motivation jugera de votre valeur – était-il écrit. Le rôdeur est davantage intéressé par l’invasion orque qui sévit en ce moment (pour lui, aucune créature n’est aussi haït que celle-ci, sinon les drows, ou elfes noirs). Le prêtre, comme on s’en serait douté, préférait se faire un peu d’or en revendant des plantes medécinales à la chapelle de Tymora, déesse de la chance et de ceux qui partent en aventure. Nos trois amis décident donc de se mettre d’accord sur ce qu’il faut faire et choisissent de mener l’enquête afin de retrouver une dague en argent gravée aux initiales DG, qui a été volée.

 La première idée  qu’eurent nos héros fut de quérir des renseignements concernant le propriétaire de la dague. Quoi de mieux que la place du marché ? Cela tombait bien car c’était jour de foire ce jour-là. Pendant que Héno exploitait ses dons artistiques en jonglant avec plusieurs balles colorées, le prêtre et la guerrière s’évertuaient à se renseigner auprès des gens qui s’amassaient autour de leur ami. Le spectacle fini, la foule retourna vaquer à ses occupations tandis que le groupe partageait sa récolte. Tout ce qu’ils en retirèrent fut que le mieux était de se rendre à la tour du bailli pour y consulter les registres.

         Ils quittèrent la place de la fontaine et se dirigèrent vers la tour que leur avaient indiquée les braves gens. A peine eurent-ils pénétré à l’intérieur qu’un serviteur les intercepta et leur demanda ce qu’ils voulaient. Après qu’ils se soient expliqués, il leur fit signe de l’attendre dans le petit salon. L’attente semble durer une éternité. Cependant, au bout d’une bonne dizaine de minutes, le serviteur revient, accompagné d’une jeune femme habillée dans une toge blanche et bordeau, tenant en main une plume, une pile de parchemins et un petit encrier.

—Je vous prie d’excuser mon retard mais j’étais occupée à rédiger les documents formels pour le prêtre nouvellement arrivé en ville. C’est que, voyez-vous, je n’ai que deux mains et ne peux écrire que d’une seule à la fois. Plongée dans ses pensées, elle poursuit son récit. Un drôle de bonhomme que celui-là. Mais il est si agréable de parler avec lui.

 Voyant l’impatience des héros elle s’empresse d’ajouter : « Oh ! Veuillez pardonner ma rêverie. C’est que la nuit dernière mon sommeil a été plutôt court. Commençons par les présentations : je suis Malia Moncombre, scribe attitré au gouverneur. Quel est le motif de votre venue ?

            Après les avoir écouté se présenter et dire ce qu’ils attendaient d’elle, elle reprit :

—Je vois. Suivez-moi, je vais vous mener à la salle des registres ; là-bas vous y trouverez tout ce que vous voulez savoir. Mais soyons clair, vous devez laisser vos armes à l’entrée ; vous les récupérerez au retour.

 A peine arrivée à la salle des registres, Malia compulsa un volumineux livre :

—Ceci est le récapitulatif de toutes les entrées et les sorties de cette année, dit-elle. Voyons voir, DG… Voilà, Dorm Grant ; cette dague que vous recherchez lui appartient. Il s’agit d’un marchand de Sembie de passage dans la région. Vous le trouverez à la Chambre des corporations, c’est la guilde des marchands locale. Pour ma part, il ne me reste plus qu’à vous raccompagner à l’entrée et à vous souhaiter bonne chance dans vos recherches.

     Remerciant le scribe, le petit groupe se dirige tout droit vers la Chambre des corporations. Malheureusement, ils n’ont pas de chance car Dorm Grant s’est absenté. Aust se souvient alors qu’il a oublié son livre de prière dans sa chambre et qu’il ne sait pas du tout comment il va s’y prendre pour le récupérer ; ses deux compères proposent de l’y aider.

         Rebroussant chemin, ils retournent à l’auberge du Faucon doré, où la guerrière et le rôdeur laissent à nouveau le prêtre à la porte de l’établissement, lui assurant qu’ils reviendront avec ses affaires. Pendant que Héno se dirigeait à l’étage en vue de crocheter la serrure de la chambre, Slyve en profita pour user de son charme sur l’aubergiste et ainsi faciliter la tâche de son ami.

         C’est alors qu’un homme plutôt mince, au nez proéminant et habillé de gris et de noir commença à pousser la jérémiade. Jurons, cris et insultes pleuvent à l’égard de la guerrière, laquelle n’en demandait pas tant pour entamer le combat. Les quelques convives qui s’étaient amassés à cette heure déguerpirent dans un coin tandis que Héno encocha immédiatement une flèche à son puissant arc de force. La violence du choc était pourtant suffisante pour terrasser n’importe quel homme normal, mais l’homme ne hurla pas de douleur à cause de la flèche mais il hurla pour les étincelles de foudre qui crépitaient encore après l’impact. Fou de rage qu’on lui tienne tête, l’homme se métamorphosa en une créature hybride, mi-homme, mi-rat. Un rat-garou !

 Les assauts s’enchaînèrent à une cadence folle. La créature répliqua en griffant et mordant la guerrière mais sans succès. Quant à cette dernière, elle lui asséna un coup d’épée digne d’un maître escrimeur d’Ombreterre. Cela ne suffit cependant pas à mettre la bête à terre, qui tenta une manœuvre désespérée pour s’enfuir mais reçu deux traits pour son échec, un à l’épaule et un autre qui se planta dans sa cuisse. Autre attaque de la part de Slyve qui rate le rat-garou, lequel esquive le coup avec agilité, se dégage de l’étreinte de Héno et prend la fuite en direction de la porte.

         Le prêtre, commençant à perdre patience, décida d’aller voir quel était ce raffut. Dés qu’il ouvrit la porte, il tomba nez à nez avec la bête et son seul geste fut de répondre à son assaut en l’assommant pour de bon de sa masse d’armes lourde.

            Sur le cadavre encore fumant, le groupe découvre une petite dague ouvragée, apparemment en argent, dont les initiales DG sont gravées su la lame ; celle de Dorm Grant évidemment. Puis, un petit morceau de papier ne comportant que trois chiffres : 4 2 6. Au dessus de ces chiffres, des flèches : le 4 et le 6 indiquent la droite alors que le 2 indique la gauche.

         Le groupe se précipite ensuite vers la Chambre des corporations dans l’espoir que le marchand sera de retour. Effectivement, c’est le cas. Dorm accueille les aventuriers comme il se doit et entame la discussion concernant la récompense. Marchander est dur avec lui, mais tous parviennent à un compromis (en faveur du groupe) : 2000 pièces d’or, des renseignements sur le forgeron légendaire recherché par Héno et qui porte pratiquement le même nom que lui, Héno Amanesten, puis quelques plantes rares pour herboristes et apothicaires. Le marchand paye la somme monétaire mais demande une semaine pour mener à bien la seconde part du contrat ; le groupe accepte mais garde la dague comme monnaie d’échange.

         Se sentant l’âme héroïque et voulant demander compensation pour avoir terrassé un lycanthrope, ils poursuivent leur aventure en retournant à la tour du bailli pour y rencontrer le gouverneur. Malheureusement, ce dernier est indisponible et ils doivent se contenter du scribe, qui s’est prise d’amitié pour eux. De retour à la salle des registres, les questions fusent :

—Si j’ai bien compris, dit Malia, tout en fouillant dans les papiers et parchemins éparpillés sur la table, ce que vous voulez, c’est savoir qui est cet homme, s’il habite ici, et où. C’est bien cela ?

         Devant l’acquiescement des aventuriers, elle poursuit :

—Pouvez-vous me le décrire avec le plus de détails possibles ?

     Marquant une pause à l’évocation du portrait de la forme humaine du rat-garou, comme si elle avait trouvé de qui il s’agissait, elle tend un bout de parchemin au prêtre.

—Je crois que ce document fera votre bonheur. Comme vous pouvez le voir, le nom de l’homme que vous recherchez est Rental Yûl. Il loge, lui et sa femme, dans l’un des appartements pour résidants temporaires situés en face de la Chambre des corporations.

         Elle attend qu’ils aient noté les renseignements avant de continuer :

—J’espère que ces renseignements vous seront utiles et que vous en tirerez profit. Je vous reprends cela et vous dis à la prochaine fois. Je crois que vous connaissez déjà le chemin de la sortie.

         A nouveau à l’air libre, le groupe n’a qu’une idée en tête : se rendre à l’ancienne demeure de Rental. Et si sa copine aussi était un rat-garou !

     Après avoir pendant un bon moment visité pratiquement tous les appartements pour résidents temporaires, ils finirent par aboutir dans un petit hall apparemment vide de toute présence. Des cris étouffés parviennent du haut de l’escalier montant au premier étage. A hauteur des dernières marches, c’est la vue perçante du rôdeur qui discerne dans la pénombre de la chambre à coucher une petite silhouette recroquevillée sur elle-même au bord du lit. La première action du prêtre est d’aller ouvrir les volets pour que la lumière du zénith puisse parvenir à l’intérieur. En un instant, de la silhouette auparavant indistincte on distinguait parfaitement une jeune femme d’une trentaine d’années, peut-être moins. Elle est attachée, bâillonnée et en triste posture. Personne dans le petit groupe n’aurait pensé autre chose qu’à la détacher au plus vite, ce qu’ils firent.

         Il s’agissait bien de Mélissandre, la petite amie de Rental, le rat-garou. Elle leur raconta comment, ayant appris son méfait, elle l’avait contraint de réparer ses torts sous peine qu’elle le dénonce à la milice. Mais ça ne s’est pas passé comme elle l’aurait espéré, il s’est enfui et l’a laissée dans cet état sans ne s’être privé de l’avoir roué de coups. Elle finit par leur dire qu’elle est presque sûre qu’il est retourné dans son ancien repaire dans les Rocterres mais s’arrête net lorsque les héros lui révèlent qu’il a déjà passé l’arme à gauche.

            Ne paraissant pas plus affectée qu'après avoir cassé de la vaisselle, elle se dirigea vers le mur du fond et paru abaisser la torche qui s'y trouvait, révélant un pan de mur qui coulissait. Elle arracha à son cou ce qui semblait être une petite clé de bronze et s'en servit pour ouvrir un petit coffre qui se trouvait dans le compartiment secret. "Prenez son contenu en dédommagement pour les méfaits de Rental", dit-elle presque machinalement. Les trois compères se partagèrent des flasques d'eau bénite, une arbalète et une cuirasse de maître et des outils de cambrioleur de qualité supérieure. Fiers de ce paquetolle, ils retournèrent à l'auberge pour se reposer un moment avant de reprendre leurs pérégrinations.


Posté par Eco Sorcerer à 10:45 - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]